Menton

Rue Albini

Sic transit gloria mundi...Une des plus grandes familles mentonnaises n’est honorée que par une rue d’une dizaine de mètres de long et ne comprend aucun numéro.1302 : le patronyme Albinus apparaît dans le serment de fidélité des Mentonnais à Antoine Vento.1346 : Un Albinus est cité dans l’acte dressé lors de la prise de possession de Menton par Berthon Grimaldi au nom de Charles Grimaldi de Monaco. 1516 : le nom Albini figure dans les statuts adressés aux Mentonnais par Lucien Grimaldi, seigneur de Menton, Monaco et Roquebrune. Au XVIIIème, Pierre-Paul Albini et son fils Antoine furent agents des finances du prince Honoré III. Le fils d’Antoine, Honoré, fut intendant général de la Principauté jusqu’en 1814. Son frère, Albin, fut le dernier podestat de Menton jusqu’en 1793, et le premier juge de paix du canton. Le petit-fils d’Albin, Charles (1822-1897) fut avocat et notaire à Menton et appartint au « grand conseil », gouvernement de Menton pendant la période de l’indépendance (1848-1860). Son fils Paul (1852-1928), également notaire, siégea au conseil municipal de 1886 à 1906, il fut notamment le premier adjoint d’Emile Biovès. De par sa situation et sa modestie, il était très respecté des Mentonnais. Citons encore Charles-Dominique Albini, oblat (1790-1839), vicaire à Menton, confesseur des religieuses hospitalières de St Augustin installées au couvent de la Madone, professeur au grand séminaire, puis envoyé en mission dans la région provençale, avant de rejoindre la Corse où il mourut. Paul Albini, propriétaire de terrains sur le front de mer, fit construire à l’angle de l’avenue Carnot la villa Carla, où la pierre domine, agrémentée de motifs en céramique de la manufacture Saïssi. Il offrit une partie des terrains pour la réalisation de travaux d’urbanisme. C’est en signe de reconnaissance que l’on donna le nom d’Albini à l’ancienne « Rue des Eaux-Chaudes », ainsi appelée à cause de la présence d’une source d’eau chaude se jetant dans la mer à proximité.