Échevinage
Grand'place
Seul vestige, avec la Tour abbatiale, de l’abbaye bénédictine du 17e siècle, classé Monument Historique, l’Echevinage en constituait l’entrée principale. Construit en 1632, dans le goût de la Renaissance flamande, il offre un décor foisonnant : lion vigilant, tête d’angelot, colonnes de soutien décorées, médaillons, entrelacs, chiens qui veillent au sommet des deux pavillons symétriques octogonaux. Une imposante porte d’entrée est surmontée d’un campanile et de sa cloche à ban. Les échevins y proclamaient les édits depuis le balcon.
Lieu judiciaire et administratif qui réunissait le pouvoir temporel de l’abbé et celui de la commune, il est devenu Hôtel de ville après la Révolution et échappa ainsi à la destruction. Aujourd’hui, au rez-de-chaussée subsistent des cachots de la prison de sureté. Au premier étage, la salle des mariages et la salle des Plaids sont séparées par un escalier tournant à deux volées qui mène à une galerie. Aux extrémités de celle-ci se répondent la salle échevinale et le salon Louis Watteau, orné des toiles peintes par l’artiste pour le bâtiment en 1781-1782.
Le service Patrimoine Ecrit installé à l’Echevinage y conserve la mémoire de la ville, au travers d’une collection de livres anciens, plans et journaux... Des expositions et animations culturelles y sont régulièrement proposées.