Promenade Aristide Briand
Promenade Aristide Briand
Y accédant par la rue Aristide Briand (ancienne rue de l'église), on longe la salle Saint Martin construite en 1933 par l’architecte dijonnais E. Cornu puis deux maisons particulières. Cet ensemble, qui s'étend jusqu'à la rue de la Prairie, occupe l'emplacement de l'ancienne église de Genlis entourée du cimetière primitif. Elle remontait au XIIIème siècle et, menaçant ruine, fut démolie en 1847-1849. Le cimetière fut transféré à son emplacement actuel en 1885-1886. Côté pair, au n°8, à l'angle arrondi de la rue avec la promenade, s'ouvre une propriété qui borde ensuite la promenade derrière un long mur de briques. On distingue à l'intérieur deux grands corps de logis et un vaste parc (il s'étend au nord jusqu'au carrefour des Trois Rivières).
Édifiée en 1774 par Henri de Maulbon d'Arbaumont (avec des matériaux de l'ancienne maison forte), la demeure fut finalement acquise en 1791 par un riche notable de Genlis, marchand de vins et responsable municipal, Denis Duborgia (1752-1827), qui accrut le domaine. La promenade arborée et fleurie, réaménagée en 1995 agrémente la voie le long de la Norges (nom donné à un bras de la Tille originel) dont le cours sinueux avait été rectifié. Le barrage actuel date de 1984. Jusque dans les
années 1950, le plan d'eau ainsi cré é pouvait tenir lieu de piscine.
Du lavoir construit en 1876 et longtemps actif, il reste ajourd’hui les marches qui descendent à la rivière. A l'extrémité de la promenade se dressent depuis 1953 les deux monuments aux morts de la ville : celui qui commémore le combat de Genlis du 5 novembre 1870 contre les Prussiens, érigé vers la gare à l'origine ; et celui qui, inauguré en 1925 devant l'ancienne École Jules Ferry, célébrait alors les morts de la Première Guerre mondiale, avant de témoigner aussi pour les guerres suivantes.