Rue du Maréchal Foch
Maréchal Foch - Militaire
1851 - 1929
Après de solides études secondaires au lycée de Rodez puis à celui de Saint-Etienne, Ferdinand Foch est envoyé à Metz, pour préparer l’Ecole polytechnique. C’est dans cette ville que le surprend la guerre de 1870. La défaite de l’armée française à Sedan, l’occupation de la ville de Metz par les Prussiens, à laquelle il a assisté, le marquent de façon définitive. Foch décide de rester dans l’Armée, où il s’était engagé en 1870 pour la durée de la guerre, et choisit l’Artillerie. Elève à l’Ecole de Guerre en 1885, il y est professeur de stratégie et de tactique puis assure le commandement de l’Ecole de 1908 à1911. Général depuis 1907, Foch commande, en août 1914, le 20ème C.A . qui joue un rôle important devant Nancy dans la bataille des frontières. Le 29 août 1914, il reçoit le commandement de la IXème Armée qui bloque aux marais de Saint-Gond de furieuses offensives allemandes, opération capitale dont a dépendu en partie le sort de la 1ère bataille de la Marne. Rappelé comme chef d’Etat-major général de l’Armée, dont le chef est désormais le général Pétain, Foch est désigné comme Commandant en chef des Armées alliées en avril 1918. Après avoir contenu les offensives allemandes du printemps 1918, il lance la contre-attaque décisive le 18 juillet. Elevé à la dignité de Maréchal de France, le 7 août 1918, il conduit les Armées alliées jusqu’à la Victoire, concrétisée par l’Armistice du 11 novembre 1918, signé par le Maréchal Foch dans la clairière de Rethondes. Conseiller militaire du Gouvernement de Clémenceau lors de la Conférence de la Paix, qui s’ouvre à Versailles le 18 janvier 1919, le Maréchal Foch ne réussit pas à imposer sa conception d’une paix exigeant le Rhin comme frontière de l’Allemagne. Malgré la déception que représentaient pour lui les clauses du Traité de Versailles (28 juin 1919), le Maréchal Foch continuera avec persévérance, par ses discours et ses écrits, à défendre jusqu’à sa mort, survenue le 20 mars 1929, ses convictions profondes : une Nation française moralement forte, puissamment armée, est nécessaire pour éviter que ne recommence la guerre.