Avenue Saint-Eloi
Le Château de Peynier
Le château constitue l’élément principal de l’architecture du village. Construit au milieu du 16ème siècle par un Matheron (famille de seigneurs de Peynier), il est typique de l’architecture de la Renaissance provençale. Deux grandes tours rondes flanquent la façade principale, lesquelles étaient percées à l’époque de fenêtres à croisées. Dans la petite cour, un M formé au sol par des briques au milieu de la calade rappelle le nom de Matheron. Le château passe ensuite à la famille Isoard de Chênerilles puis aux d’Arbaud de Matheron, avant de devenir la propriété des Thomassin de Peynier au milieu du 17ème siècle. Au 18ème siècle, le marquis Louis de Thomassin de Peynier le réaménage entièrement. Il fait faire des décors de gypseries dans les salons, fait réaménager les jardins en y ajoutant un magnifique portail monumental en 1769 (date gravée sur le pilier). L’intérieur a conservé une partie de son escalier monumental (similaire à ceux que l’on trouve dans les hôtels particuliers aixois) et un plafond à la française dans le grand salon, ainsi que des cheminées en marbres. Le château reste la propriété des Thomassin de Peynier et de leurs descendants jusqu’en 1933, date à laquelle il est vendu à l’archevêché d’Aix. Il abrite aujourd’hui une école d’enseignement privé et a été racheté par la commune. En 1621, Pierre Gassendi (philosophe et astronome) rend visite au seigneur de Peynier Jean-Baptiste d’Arbaud de Matheron pour une affaire judiciaire. Résidant probablement au château, c’est là qu’il observe, le 12 septembre, une aurore boréale en direction de la Sainte-Victoire. Cette observation, rendue possible à Peynier du fait d’une activité solaire exceptionnelle, a conduit le savant à utiliser pour la première fois le terme d’« aurore boréale ».