Louise NICOLLE -  

Place du 11 Novembre 1918

1847 - 1889

Louise Nicolle est une illustration vivante de l’action sociale de l’Eglise Catholique qui se développe dans le Nord de la France, au milieu du 19e siècle. Elle naît le 9 juin 1847 à Saint-Amand-les-Eaux dans une famille aisée. Très pieuse mais ayant une santé fragile, elle renonce à devenir religieuse. En 1867, elle instaure un premier patronage. La création d’autres œuvres suivront et seront toutes tournées vers les femmes. 

Elle profite de sa position sociale pour aller à la rencontre des patrons amandinois afin qu'ils fournissent du travail aux jeunes filles désœuvrées. En 1874, elle élabore un système de travail à domicile pour assurer un revenu aux jeunes filles. Cela leur permet de rester à la maison tout en fabriquant des ouvrages au crochet et de la dentelle pour les industriels de la ville. Elle crée aussi « l’œuvre des dots » : les jeunes filles les plus assidues au patronage reçoivent un pécule financier qui sera la base de leur dot. L’objectif est de leur donner une éducation, leur permettant de devenir des épouses et des mères de famille respectables. En 1889, elle décède de la tuberculose à l’âge de 42 ans. 

Louise Nicolle fait construire une chapelle, où elle sera inhumée en 1948 et qui porte son nom, tout comme une rue de Saint-Amand-les-Eaux. Proposée à la béatification dans les années 1930, par les Dominicains, Louise Nicolle est déclarée « servante de Dieu » par le Vatican.