Son istòria.
Perchées sous la végétation, les ruines du vieux village médiéval dominent encore Le Luc. Un jardin planté d'espèces locales y a récemment pris racine, entre les pierres (Rromarin, thym, sarriette, sauge...). Ici, les ruelles en escalier du village moyenâgeux s'étirent jusqu'au sommet de la colline, là où se dressait la demeure du seigneur. Comme partout en Provence, la hauteur n'était pas un caprice : elle permettait de surveiller les voies de passage et d'abriter la population en temps d'insécurité. Réhabilité, le site se parcourt aujourd'hui d'escaliers en calades depuis la tour de l'Horloge.
- Un nom qui sonne comme un reproche : En provençal, le suffixe -as est à la fois augmentatif et légèrement dépréciatif : si le castèl est un château, le castellas est le gros château délabré. Autrement dit, le site était déjà une ruine quand on l'a baptisé — et il porte le même nom que des dizaines d'autres éperons fortifiés de Provence.
- Le village est descendu de sa colline : Du XIIe au XVe siècle, on entrait dans le castrum par la porte à herse devenue la tour de l'Horloge. Puis, la sécurité revenue, les Lucois ont quitté la hauteur pour la plaine. Le vieux village a alors servi de carrière : une partie des maisons d'en bas est bâtie avec les pierres d'en haut.
- Une sentinelle sur la voie Aurélienne : La plaine que domine le Castellas était traversée par la grande voie romaine reliant l'Italie au Rhône. Les Romains y avaient même installé une agglomération-relais, Forum Voconii, localisée au quartier des Blaïs, sur la commune voisine du Cannet-des-Maures. Surveiller ce couloir de passage : c'est très exactement ce pour quoi la colline fut fortifiée.

