Son histoire.
Valère Bernard est un peintre, graveur, écrivain et poète français de la Provence d'expression occitane. Il laisse un œuvre peint et gravé important et ses ouvrages ont continué à être édités après sa mort. Il entre en 1875 à l'École des beaux-arts de Marseille. Reçu à l'École des beaux-arts de Paris, il a pour professeurs Alexandre Cabanel et Pierre Puvis de Chavannes. Il demeure à Paris de 1881 à 1886 et revient ensuite en Provence.
Il a d'abord été attiré par la sculpture et la peinture, mais son œuvre de graveur est remarquable. De retour à Marseille, lors de ses premières expositions, la critique salue son talent tant dans ses eaux-fortes que dans sa peinture. Il livre entre autres une suite gravée intitulée Guerro (1893-1895), variations autour du thème de la mort, d'une grande intensité graphique, inspirée de Francisco Goya.
Il adhère au Félibrige. Il compose ses premiers poèmes en dialecte marseillais, puis entame une œuvre romancée où il montre toute sa sensibilité et sa compassion pour les humbles et les marginaux. Élu majoral du Félibrige en 1894, il a la fonction de Capoulié (chef) de 1909 à 1919. Partisan d'une renaissance de la langue occitane dans toutes ses variétés linguistiques, il écrit dans une langue qu'il élabore pour unifier les parlers d'oc et le catalan.
Le 22 janvier 1903, il est élu au 32ème fauteuil de l'Académie de Marseille. Professeur d'histoire de l'art à l'École des beaux-arts, il devient aveugle et meurt le 6 octobre 1936. Valère Bernard est inhumé à Marseille au cimetière Saint-Pierre.
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