Son histoire.
Le Luc-en-Provence : la Galinesse, la plus vieille fontaine du village. Fontaine, lavoir et ruisseau ne font qu'un : au cœur du Luc, le site de la Galinesse raconte la relation millénaire des habitants avec l'eau, la bienfaisante comme la dévastatrice.
Considérée comme la plus ancienne fontaine aménagée de la commune, la Galinesse doit tout aux sources qui jaillissent à proximité. Ses auges de pierre couvertes de mousse et ses goulottes doubles déversent une eau cristalline, à quelques pas du lavoir qu'elle alimentait. Le mur en pierres sèches qui la soutient, lui, porte encore les cicatrices des colères du ruisseau.
- Un lavoir au fil de l'eau : Ici, pas de bassin fixe : le lavoir utilise directement le cours du ruisseau, qui dévale une ruelle pavée de galets et passe sous les bâtiments anciens avant de l'atteindre. Les lavandières y disposaient donc d'une eau constamment renouvelée un luxe d'hygiène à une époque où l'on lavait le plus souvent dans une eau stagnante.
- Deux plaques, deux catastrophes : Le mur porte plusieurs repères de nivellement, véritables archives des crues. Tout en haut, celle du 15 juin 2010, l'épisode méditerranéen qui fit plus de vingt morts dans le Var. Juste en dessous, celle du 30 novembre 1959 « plus haute eau connue » en son temps : ces pluies diluviennes de fin novembre furent aussi celles qui remplirent le barrage de Malpasset, lequel céda le 2 décembre à Fréjus.
- Galinesse ou Solliès : alors que le ruisseau porte ici le nom de Galinesse, les plaques de crue, elles, mentionnent le « ruisseau de Solliès ». Une contradiction apparente qui rappelle simplement que tous ces cours d'eau du Luc n'en forment qu'un seul réseau, interconnecté.

