Son histoire.
L'église paroissiale du Luc, Notre-Dame du Mont-Carmel, garde un secret sous ses dalles : deux trappes d'évacuation la relient directement à une fontaine souterraine. Dans un village né de ses sources, rien d'étonnant. Tout commence en 1360, quand le testament du noble Jacques de Camarat permet la fondation d'un couvent de Carmes ; sa chapelle est inaugurée en 1391. L'église actuelle lui succède à la charnière des XVe et XVIe siècles, un pilier du transept porte encore la date de 1515. Gothique provençal à trois nefs et voûtes d'ogives, elle conserve de beaux objets d'art, dont un orgue de style Empire et une magnifique chaire sculptée en noyer. Abandonnée par les Carmes à la fin du XVIIIe siècle, elle devient paroissiale en 1789, est consolidée vers 1830 et inscrite au titre des Monuments historiques en 1926.
- Une église que l'on a fortifiée : Les archives indiquent que l'édifice a été fortifié à la fin du XVIe siècle — et la mémoire locale dit pourquoi. Certaines légendes racontent qu'en avril 1590, femmes, enfants et vieillards réfugiés dans l'église y furent massacrés par les ligueurs catholiques du baron d'Ampus. L'église serait restée fermée deux ans.
- La fontaine des 100 francs : À la sortie du passage Brunet trônait une fontaine érigée en 1826 grâce à des donateurs. Son surnom ? Le montant exact qu'elle avait coûté. Démontée en 1953, elle a laissé son nom à la librairie qui s'y trouvait alors et dont certains Lucois se souviennent encore : La Fouant qui veut dire la fontaine en provençal.
- El Pinter : Les peintures murales qui ornent la voûte ont été exécutées lors des campagnes de 1898 et 1902 par un peintre venu de Monaco, Daniel de Chiffe, plus connu sous son surnom : El Pinter.

