Son histoire.
Perché sur la colline du Castellas, ce pigeonnier en bois fait aujourd'hui écho à une histoire beaucoup plus ancienne. Il rappelle la présence, sur cette même colline, du château féodal du Luc, autrefois appelé par les habitants le « Pigeonnier des Mascs » ou « des Masques ». Le Castellas constitue le cœur historique du vieux Luc. Une forteresse appartenant au comte de Provence y est mentionnée dès le XIIe siècle. Le site fut progressivement fortifié et occupé au fil des siècles. Au sommet se trouvait le château seigneurial, dont les derniers vestiges ont malheureusement disparu en 1971 lors des travaux liés à l'autoroute A8.
Le nom de « Pigeonnier des Macs » est lui-même entouré de mystère. Selon la mémoire locale rapportée par la Ville du Luc, les ruines du château étaient ainsi désignées en raison des oiseaux de nuit qui venaient nicher dans les anciens greniers. Le pigeonnier en bois que l'on découvre aujourd'hui appartient, lui, à une époque contemporaine. Avec sa structure surélevée, ses ouvertures et ses aménagements destinés aux oiseaux, il constitue un nouveau repère sur le site. Il permet surtout de faire revivre, sous une forme différente, la mémoire d'un lieu dont l'architecture ancienne a presque entièrement disparu.
- Un château devenu « pigeonnier : Après l'abandon du château seigneurial, les ruines ont conservé une place particulière dans la mémoire populaire. Le surnom de « Pigeonnier des Masques » s'est imposé alors que le bâtiment n'était plus qu'une silhouette du passé.
- Un château sacrifié à l'autoroute : Les derniers vestiges du château ont disparu en 1971, lors de la construction de l'autoroute A8. Une partie importante de l'ancien paysage du Castellas a ainsi été effacée pour laisser place à cette nouvelle voie de communication.
- Un patrimoine qui renaît : Aujourd'hui, le Castellas fait l'objet d'un nouvel intérêt patrimonial. Un projet porté par l'Amicale Culturelle du Castellas imagine notamment une structure contemporaine évoquant l'ancien château, avec une porte, une coursive et un pigeonnier. L'objectif n'est pas de reconstruire le château, mais de rendre visible sa mémoire dans le paysage.

